PAXLOVID (PF-07321332/ritonavir) Informations Cliniques

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4.1 Indications thérapeutiques

Paxlovid est indiqué dans le traitement de la maladie à coronavirus 2019 (COVID 19) chez les patients adultes qui ne nécessitent pas de supplémentation en oxygène et qui présentent un risque accru d’évolution vers une forme sévère de la COVID 19 (voir rubrique 5.1).

4.2 Posologie et mode d’administration

Posologie

La posologie recommandée est de 300 mg de nirmatrelvir (deux comprimés de 150 mg) avec 100 mg de ritonavir (un comprimé de 100 mg), pris ensemble par voie orale toutes les 12 heures pendant 5 jours. Paxlovid doit être administré dès que possible après avoir établi le diagnostic de COVID-19 et dans les 5 jours suivant l’apparition des symptômes. Il est recommandé de suivre le traitement complet de 5 jours, même si le patient doit être hospitalisé en raison d’une évolution vers une forme sévère ou critique de la COVID-19 après le début du traitement par Paxlovid.

Si le patient oublie une dose de Paxlovid, il doit la prendre dès que possible dans les 8 heures suivant l’heure à laquelle elle est habituellement prise puis reprendre le schéma posologique normal. Si le patient oublie une dose et que cet oubli remonte à plus de 8 heures, il ne doit pas prendre la dose oubliée et doit prendre la dose suivante à l’heure prévue. Le patient ne doit pas doubler la dose pour compenser une dose oubliée.

Populations particulières

Insuffisance rénale

Aucun ajustement posologique n’est requis chez les patients présentant une insuffisance rénale légère (DFGe ≥ 60 à < 90 ml/min). Chez les patients présentant une insuffisance rénale modérée (DFGe ≥ 30 à < 60 ml/min), la dose de Paxlovid doit être réduite en administrant 150 mg de nirmatrelvir  et100 mg de ritonavir, toutes les 12 heures pendant 5 jours afin d’éviter une surexposition pharmacocinétique (cet ajustement posologique n’a pas été testé cliniquement). Paxlovid ne doit pas être utilisé chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère [DFGe < 30 ml/min, y compris les patients atteints d'insuffisance rénale terminale (IRT) sous hémodialyse] (voir rubriques 4.4 et 5.2).

Attention particulière pour les patients atteints d'insuffisance rénale modérée

La plaquette quotidienne est séparée en deux parties, chacune contenant deux comprimés de PF‑07321332 et un comprimé de ritonavir correspondant à l’administration quotidienne à la dose standard.

Par conséquent, les patients présentant une insuffisance rénale modérée doivent être alertés sur le fait qu’ un seul comprimé de PF‑07321332 doit être pris avec le comprimé de ritonavir et ce toutes les 12 heures.

 

Insuffisance hépatique

Aucun ajustement posologique de Paxlovid n’est requis chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère (classe A de Child-Pugh) ou modérée (classe B de Child-Pugh). Paxlovid n’est pas recommandé chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (voir rubriques 4.4 et 5.2). 

Traitement concomitant contenant du ritonavir ou du cobicistat

Aucun ajustement posologique de Paxlovid n'est nécessaire.

Les patients infectés par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) ou par le virus de l’hépatite C (VHC) qui reçoivent un traitement contenant du ritonavir ou du cobicistat doivent poursuivre leur traitement comme indiqué.

Population pédiatrique

La sécurité et l’efficacité de Paxlovid chez les patients âgés de moins de 18 ans n’ont pas été étudiées. Aucune donnée n’est disponible.

Mode d’administration

Voie orale.

Nirmatrelvir doit être administré en concomitance avec le ritonavir. Si nirmatrelvir n’est pas correctement administré en concomitance avec le ritonavir, les taux plasmatiques de cette substance active seront insuffisants pour obtenir l’effet thérapeutique souhaité.

Paxlovid peut être pris avec ou sans nourriture. Les comprimés doivent être avalés entiers et non mâchés, cassés ou écrasés, car aucune donnée n’est actuellement disponible. 

4.3 Contre-indications

Hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Les médicaments dont la clairance dépend fortement du CYP3A et pour lesquels des concentrations élevées sont associées à des réactions graves et/ou qui engagent le pronostic vital.

Les médicaments qui sont de puissants inducteurs du CYP3A et pour lesquels des concentrations plasmatiques significativement réduites de nirmatrelvir/ritonavir peuvent être associées à un risque de perte de réponse virologique et de résistance éventuelle.

Le traitement par Paxlovid ne peut pas être débuté immédiatement après l’arrêt de l’un des médicaments suivants en raison de la disparition retardée de leur effet inducteur sur le CYP3A (voir rubrique 4.5).

Les médicaments listés ci dessous sont donnés à titre indicatif et ne sont pas considérés comme une liste exhaustive de tous les médicaments possibles contre indiqués avec Paxlovid.

  • Antagoniste des récepteurs α1-adrénergiques : alfuzosine
  • Analgésiques : péthidine, propoxyphène
  • Antiangineux : ranolazine
  • Anticancéreux : nératinib, vénétoclax
  • Antiarythmiques : amiodarone, bépridil, dronédarone, encaïnide, flécanïde, propafénone, quinidine
  • Antibiotiques : acide fusidique, rifampicine
  • Anticonvulsants: carbamazépine, phénobarbital, phénytoïne
  • Antigoutteux : colchicine
  • Antihistaminiques : astémizole, terfénadine
  • Antipsychotiques/neuroleptiques : lurasidone, pimozide, clozapine, quétiapine
  • Dérivés de l’ergot de seigle : dihydroergotamine, ergométrine, ergotamine, méthylergométrine 
  • Agents de la motilité gastro-intestinale : cisapride
  • Préparation à base de plantes : millepertuis (hypericum perforatum)
  • Agents hypolipémiants :
    • Inhibiteurs de l’HMG CoA réductase: lovastatine, simvastatine
    • Inhibiteur de la protéine de transfert des triglycérides microsomaux (MTTP) : lomitapide
  • Inhibiteurs du PDE5 : avanafil, sildénafil, vardénafil
  • Sédatifs/hypnotiques : clorazépate, diazépam, estazolam, flurazépam, midazolam oral et triazolam

4.4 Mises en garde spéciales et précautions d’emploi

Risque d’effets indésirables graves dus à des interactions avec d’autres médicaments

L’instauration du traitement par Paxlovid, un inhibiteur du CYP3A, chez des patients recevant des médicaments métabolisés par le CYP3A ou l’instauration d’un traitement à base de médicaments métabolisés par le CYP3A chez des patients recevant déjà Paxlovid, peut augmenter les concentrations plasmatiques des médicaments métabolisés par le CYP3A.

L’instauration d’un traitement à base de médicaments qui inhibent ou induisent le CYP3A peut augmenter ou diminuer les concentrations de Paxlovid, respectivement. 

Ces interactions peuvent conduire à :

  • Des effets indésirables cliniquement significatifs, pouvant conduire à des événements graves, engageants le pronostic vital ou fatals en cas d’exposition plus importante à des médicaments concomitants.
  • Des effets indésirables cliniquement significatifs dus à une exposition plus importante à Paxlovid.
  • Une perte de l’effet thérapeutique de Paxlovid et un développement éventuel d’une résistance virale.

Voir le tableau 1 pour les médicaments dont l’utilisation concomitante avec nirmatrelvir/ritonavir est contre-indiquée et pour les interactions potentiellement significatives avec d’autres médicaments (voir rubrique 4.5). Il faut tenir compte du potentiel d’interactions avec d’autres médicaments avant et pendant le traitement par Paxlovid ; les médicaments concomitants doivent être examinés pendant le traitement par Paxlovid et le patient doit faire l’objet d’une surveillance afin de détecter tout effet indésirable associé aux médicaments concomitants.

Insuffisance rénale sévère

Aucune donnée clinique n'est disponible chez les patients atteints d'insuffisance rénale sévère (y compris les patients atteints d'IRT). D'après les données pharmacocinétiques (voir rubrique 5.2), l'utilisation de Paxlovid chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère pourrait entraîner une surexposition pharmacocinétique avec une toxicité potentielle. Aucune recommandation d'ajustement posologique n'a pu être élaborée à ce stade dans l'attente de d’investigations spécifiques. Par conséquent, Paxlovid ne doit pas être utilisé chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (DFGe < 30 ml/min, y compris les patients atteints d'IRT sous hémodialyse).

Insuffisance hépatique sévère

Aucune donnée pharmacocinétique et clinique n'est disponible chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère. Par conséquent, Paxlovid ne doit pas être utilisé chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère.

Hépatotoxicité

Des cas d’élévations des transaminases hépatiques, d’hépatite et d’ ictère ont été observés  chez des patients recevant du ritonavir. Par conséquent, la prudence s'impose en cas d'administration de Paxlovid à des patients présentant des maladies hépatiques préexistantes, des anomalies des enzymes hépatiques ou une hépatite.

Risque de développement de résistance du VIH-1

Nirmatrelvir étant co-administré avec du ritonavir, ceci pourrait être associé àun risque de développement de résistance du VIH-1 aux inhibiteurs de la protéase du VIH chez les personnes présentant une infection par le VIH-1 non contrôlée ou non diagnostiquée.

Excipients

Les comprimés de nirmatrelvir contiennent du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.

Les comprimés de nirmatrelvir et de ritonavir contiennent chacun moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose, c.-à-d. qu’ils sont essentiellement « sans sodium ».

4.5 Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interactions

Paxlovid (nirmatrelvir/ritonavir) est un inhibiteur du CYP3A et peut augmenter les concentrations plasmatiques des médicaments qui sont principalement métabolisés par le CYP3A. Les médicaments qui sont largement métabolisés par le CYP3A et qui ont un métabolisme de premier passage élevé semblent être les plus susceptibles de présenter une forte augmentation de leur exposition lorsqu’ils sont co-administrés avec nirmatrelvir/ritonavir. Ainsi, l’administration concomitante de nirmatrelvir/ritonavir avec des médicaments dont la clairance dépend fortement du CYP3A et pour lesquels des concentrations plasmatiques élevées sont associées à des événements graves et/ou qui engagent le pronostic vital du patient est contre-indiquée (voir tableau 1). 

Le ritonavir présente une forte affinité pour plusieurs isoformes du cytochrome P450 (CYP) et peut inhiber l’oxydation dans l’ordre suivant : CYP3A4 > CYP2D6. Le ritonavir présente également une forte affinité pour la glycoprotéine P (P gp) et peut inhiber ce transporteur. Le ritonavir peut induire les mécanismes de glucuronidation et d’oxydation dépendants des CYP1A2, CYP2C8, CYP2C9 et CYP2C19, augmentant ainsi la biotransformation de certains médicaments métabolisés par ces voies et pouvant entraîner une diminution de l’exposition systémique à ces médicaments, ce qui pourrait diminuer ou raccourcir leur effet thérapeutique.

L’administration concomitante d’autres substrats du CYP3A4 pouvant entraîner une interaction potentiellement significative (voir tableau 1) ne doit être envisagée que si les bénéfices l’emportent sur les risques. 

Nirmatrelvir et le ritonavir sont des substrats du CYP3A ; par conséquent, les médicaments qui induisent le CYP3A peuvent diminuer les concentrations plasmatiques de nirmatrelvir et de ritonavir et réduire l’effet thérapeutique de Paxlovid. 

De façon conservatrice, les interactions médicamenteuses relatives au ritonavir utilisé dans l'infection chronique par le VIH (600 mg, 2 fois par jour, comme initialement utilisé en tant que médicament antirétroviral et 100 mg, 2 fois par jour, comme actuellement utilisé en tant que booster pharmacocinétique avec des médicaments antirétroviraux) devraient s'appliquer à Paxlovid. Des investigations futures pourraient permettre d'ajuster les recommandations relatives aux interactions médicamenteuses à la durée de traitement de 5 jours de Paxlovid.

Les médicaments énumérés dans le tableau 1 sont donnés à titre indicatif et ne sont pas considérés comme une liste exhaustive de tous les médicaments possibles contre indiqués ou susceptibles d’interagir avec nirmatrelvir/ritonavir. 

 

Tableau 1 : Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interactions

Classe des médicaments

Médicament de la classe
(variation de l’ASC, variation de la Cmax)

Commentaires cliniques

Antagoniste des récepteurs Alpha1-adrénergiques

↑Alfuzosine

Une augmentation des concentrations plasmatiques d’alfuzosine peut entraîner une hypotension sévère et est donc contre-indiquée (voir rubrique 4.3).

Dérivés d’amphétamine

↑Amphétamine

Le ritonavir dosé comme un médicament antirétroviral est susceptible d’inhiber le CYP2D6 et, par conséquent, d’augmenter les concentrations d’amphétamine et de ses dérivés. Une surveillance attentive des effets indésirables est recommandée lorsque ces médicaments sont co-administrés avec Paxlovid.

Analgésiques

↑Buprénorphine (57 %, 77 %),
↑Norbuprénorphine (33 %, 108 %)

L’augmentation des concentrations plasmatiques de buprénorphine et de son métabolite actif n’a pas entraîné de modifications pharmacodynamiques cliniquement significatives dans une population de patients tolérants aux opioïdes. L’adaptation de la dose de buprénorphine peut donc ne pas être nécessaire lorsque les deux médicaments sont administrés ensemble.

↑Péthidine,
↑Propoxyphène

L’augmentation des concentrations plasmatiques de norpéthidine et de propoxyphène peut entraîner une dépression respiratoire grave ou des anomalies hématologiques et est par conséquent contre‑indiquée (voir rubrique 4.3).

↓Piroxicam

Diminution de l'exposition au piroxicam due à l'induction du CYP2C9 par Paxlovid.

↑Fentanyl

Le ritonavir dosé comme un booster pharmacocinétique inhibe le CYP3A4 et devrait donc augmenter les concentrations plasmatiques du fentanyl. Une surveillance attentive des effets thérapeutiques et des effets indésirables (notamment une dépression respiratoire) est recommandée lorsque le fentanyl est administré de façon concomitante avec le ritonavir.

↓Méthadone (36 %, 38 %)

Une augmentation de la dose de méthadone peut être nécessaire en cas d’administration concomitante avec du ritonavir dosé comme un booster pharmacocinétique en raison de l’induction de la glucuronidation. Un ajustement posologique doit être envisagé en fonction de la réponse clinique du patient au traitement par méthadone.

↓Morphine

Les taux de morphine peuvent être diminués en raison de l’induction de la glucuronidation par le ritonavir co-administré et dosé comme un booster pharmacocinétique.

Antiangineux

↑Ranolazine

En raison de l’inhibition du CYP3A par le ritonavir, les concentrations de ranolazine devraient augmenter. L’administration concomitante avec la ranolazine est contre-indiquée (voir rubrique 4.3).

Antiarythmiques

↑Amiodarone,
↑Bépridil
↑Dronédarone,
↑Encaïnide
↑Flécaïnide,
↑Propafénone,
↑Quinidine

La co-administration de ritonavir est susceptible d’entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques d’amiodarone, de bépridil, de dronédarone, d’encaïnide, de flécaïnide, de propafénone et de quinidine et est donc contre-indiquée (voir rubrique 4.3).

↑Digoxine

Cette interaction peut être due à une modification de l’efflux de digoxine dépendant de la P-gp par le ritonavir dosé comme un amplificateur pharmacocinétique.

Antiasthmatique

↓Théophylline (43 %, 32 %)

Une augmentation de la dose de théophylline peut être nécessaire en cas de co-administration avec le ritonavir, en raison de l’induction du CYP1A2.

Agents anticancéreux

↑Afatinib

Les concentrations sériques peuvent être augmentées en raison de l’inhibition de la protéine de résistance au cancer du sein (BCRP) et de l’inhibition aiguë de la P-gp par le ritonavir. L’ampleur de l’augmentation de l’ASC et de la Cmax dépend du moment de l’administration du ritonavir. La prudence est de mise lors de l’administration de l’afatinib avec Paxlovid (se reporter au RCP de l’afatinib). Surveiller les EI liés à l’afatinib.

↑Abémaciclib

Les concentrations sériques peuvent être augmentées en raison de l’inhibition du CYP3A4 par le ritonavir. La co-administration d’abémaciclib et de Paxlovid doit être évitée. Si cette co-administration est jugée inévitable, se reporter au RCP de l’abémaciclib pour les recommandations en matière d’ajustement posologique. Surveiller les EI liés à l’abémaciclib.

↑Apalutamide

L’apalutamide est un inducteur modéré à puissant du CYP3A4, ce qui peut entraîner une diminution de l’exposition au PF‑07321332/ritonavir et une perte potentielle de la réponse virologique. De plus, les concentrations sériques d’apalutamide peuvent être augmentées en cas de co-administration avec le ritonavir, ce qui peut entraîner des événements indésirables graves, notamment des convulsions. L’utilisation concomitante de Paxlovid avec l’apalutamide n’est pas recommandée.

↑Céritinib

Les concentrations sériques de céritinib peuvent être augmentées en raison de l’inhibition du CYP3A et de la P-gp par le ritonavir. La prudence est de mise lors de l’administration du céritinib avec Paxlovid. Se reporter au RCP du céritinib pour les recommandations en matière d’ajustement posologique. Surveiller les EI liés au céritinib.

↑Dasatinib,

↑Nilotinib,

↑Vincristine,

↑Vinblastine

Les concentrations sériques peuvent être augmentées en cas de co-administration avec le ritonavir, ce qui peut entraîner une augmentation de l’incidence des événements indésirables.

↑Encorafénib

Les concentrations sériques d’encorafénib peuvent être augmentées en cas de co-administration avec le ritonavir, ce qui peut augmenter le risque de toxicité, notamment le risque d’événements indésirables graves tels que l’allongement de l’intervalle QT. La co-administration d’encorafénib et de ritonavir doit être évitée. Si l’on considère que le bénéfice est supérieur au risque et que le ritonavir doit être utilisé, les patients doivent faire l’objet d’une surveillance attentive en vue de détecter des problèmes de sécurité.

↑Fostamatinib

La co-administration de fostamatinib et de ritonavir peut augmenter l’exposition au métabolite R406 du fostamatinib et entraîner des événements indésirables liés à la dose, tels qu’une hépatotoxicité, une neutropénie, une hypertension ou une diarrhée. Se reporter au RCP du fostamatinib pour les recommandations en matière de réduction de la dose si de tels événements se produisent.

↑Ibrutinib

Les concentrations sériques d’ibrutinib peuvent être augmentées en raison de l’inhibition du CYP3A par le ritonavir, entraînant un risque accru de toxicité, notamment un risque de syndrome de lyse tumorale. La co-administration d’ibrutinib et de ritonavir doit être évitée. Si l’on considère que le bénéfice est supérieur au risque et que le ritonavir doit être utilisé, réduire la dose d’ibrutinib à 140 mg et surveiller étroitement le patient en vue de détecter des problèmes de toxicité.

↑Nératinib

Les concentrations sériques peuvent être augmentées en raison de l’inhibition du CYP3A4 par le ritonavir.
L’utilisation concomitante du nératinib et de Paxlovid est contre-indiquée en raison de réactions potentielles graves et/ou engageant le pronostic vital, notamment une hépatotoxicité (voir rubrique 4.3).

↑Vénétoclax

Les concentrations sériques peuvent être augmentées en raison de l’inhibition du CYP3A par le ritonavir, entraînant un risque accru de syndrome de lyse tumorale à l’instauration de la dose et pendant la phase de démarrage et est par conséquent contre‑indiqué (voir rubrique 4.3 et se reporter au RCP du vénétoclax). Pour les patients ayant terminé la phase de démarrage et recevant une dose quotidienne régulière de vénétoclax, réduire la dose de vénétoclax d’au moins 75 % en cas d’utilisation avec des inhibiteurs puissants du CYP3A (se reporter au RCP du vénétoclax pour les instructions posologiques).

Anticoagulants

↑Rivaroxaban (153 %, 53 %)

L’inhibition du CYP3A et de la P-gp entraîne une augmentation des concentrations plasmatiques et des effets pharmacodynamiques du rivaroxaban, ce qui peut entraîner une augmentation du risque de saignement. Par conséquent, l’utilisation du ritonavir n’est pas recommandée chez les patients recevant du rivaroxaban.

↑Vorapaxar

Les concentrations sériques peuvent être augmentées en raison de l’inhibition du CYP3A par le ritonavir. La co-administration de vorapaxar et de Paxlovid n’est pas recommandée (se reporter au RCP du vorapaxar).

Warfarine,

↑↓S-Warfarine (9 %, 9 %),

↓↔R-Warfarine (33 %)

L’induction du CYP1A2 et du CYP2C9 entraîne une diminution des taux de R-warfarine, tandis qu’un faible effet pharmacocinétique est noté sur la S‑warfarine lorsqu’elle est co-administrée avec le ritonavir. La diminution des taux de R-warfarine peut entraîner une réduction de l’anticoagulation, il est donc recommandé de surveiller les paramètres d’anticoagulation lorsque la warfarine est co-administrée avec le ritonavir.

Anticonvulsivants

Carbamazépine,

Phénobarbital,

Phénytoïne

La carbamazépine, le phénobarbital et la phénytoïne sont des inducteurs puissants du CYP3A4, ce qui peut entraîner une diminution de l’exposition au nirmatrelvir et au ritonavir et une perte potentielle de la réponse virologique. L’utilisation concomitante de carbamazépine, phénobarbital et phénytoïne et de Paxlovid est contre-indiquée (voir rubrique 4.3).

↓Divalproex,

Lamotrigine,

Phénytoïne

Le ritonavir dosé comme un booster pharmacocinétique induit une oxydation par le CYP2C9 et une glucuronidation et devrait donc diminuer les concentrations plasmatiques des anticonvulsivants. Une surveillance attentive des taux sériques ou des effets thérapeutiques est recommandée lorsque ces médicaments sont co-administrés avec le ritonavir. La phénytoïne peut diminuer les taux sériques de ritonavir.

Antidépresseurs

↑Amitriptyline,

Fluoxétine,

Imipramine,

Nortriptyline,

Paroxétine,

Sertraline

Le ritonavir dosé comme un agent antirétroviral est susceptible d’inhiber le CYP2D6 et, par conséquent, d’augmenter les concentrations d’imipramine, d’amitriptyline, de nortriptyline, de fluoxétine, de paroxétine ou de sertraline. Une surveillance attentive des effets thérapeutiques et indésirables est recommandée lorsque ces médicaments sont administrés de façon concomitante avec des doses antirétrovirales de ritonavir (voir rubrique 4.4).

↑Désipramine (145 %, 22 %)

L’ASC et la Cmax du métabolite 2-hydroxy ont diminué de 15 % et 67 %, respectivement. Une réduction de la dose de désipramine est recommandée en cas de co-administration avec le ritonavir.

Antigoutteux

↑Colchicine

Les concentrations de colchicine devraient augmenter en cas de co-administration avec le ritonavir. Des interactions médicamenteuses engageant le pronostic vital ou d’issue fatale ont été rapportées chez des patients traités par colchicine et ritonavir (inhibition du CYP3A4 et de la P-gp).
L’utilisation concomitante de colchicine et de Paxlovid est contre-indiquée (voir rubrique 4.3).

Antihistaminiques

↑Astémizole

↑Terfénadine

Augmentation des concentrations plasmatiques de l’astémizole et de la terfénadine. Ainsi, le risque d’arythmies graves liées à ces agents est accru et par conséquent l’utilisation concomitante avec Paxlovid est contre‑indiquée (voir rubrique 4.3).

↑Fexofénadine

Le ritonavir peut modifier l’efflux de fexofénadine médié par la P-gp lorsqu’il est dosé comme un booster pharmacocinétique, entraînant une augmentation des concentrations de fexofénadine.

↑Loratadine

Le ritonavir dosé comme un booster pharmacocinétique inhibe le CYP3A et devrait donc augmenter les concentrations plasmatiques de la loratadine. Une surveillance attentive des effets thérapeutiques et indésirables est recommandée lorsque la loratadine est co-administrée avec le ritonavir.

Anti-infectieux

↑Rifabutine (4 fois, 2,5 fois),

↑Métabolite 25-O-désacétyl de la rifabutine (38 fois, 16 fois)

En raison de la forte augmentation de l’ASC de la rifabutine, une réduction de la dose de rifabutine à 150 mg 3 fois par semaine peut être indiquée en cas de co-administration avec le ritonavir comme booster pharmacocinétique.

↓Voriconazole (39 %, 24 %)

La co-administration de voriconazole et de ritonavir dosé comme un booster pharmacocinétique doit être évitée, à moins qu’une évaluation du rapport bénéfice/risque pour le patient ne justifie l’utilisation du voriconazole.

↑Kétoconazole (3,4 fois, 55 %)

Le ritonavir inhibe le métabolisme du kétoconazole médié par le CYP3A. En raison d’une augmentation de l’incidence des effets indésirables gastro-intestinaux et hépatiques, une réduction de la dose de kétoconazole doit être envisagée en cas de co-administration avec le ritonavir.

↑Itraconazolea,

↑Érythromycine

Le ritonavir dosé comme un booster pharmacocinétique inhibe le CYP3A4 et devrait donc augmenter les concentrations plasmatiques de l’itraconazole et de l’érythromycine. Une surveillance attentive des effets thérapeutiques et indésirables est recommandée lorsque l’érythromycine ou l’itraconazole est co-administré(e) avec le ritonavir.

↓Atovaquone

Le ritonavir dosé comme un booster pharmacocinétique induit une glucuronidation et devrait donc diminuer les concentrations plasmatiques de l’atovaquone. Une surveillance attentive des taux sériques ou des effets thérapeutiques est recommandée lorsque l’atovaquone est co-administré avec le ritonavir.

↑Bédaquiline

Aucune étude d’interaction n’est disponible avec le ritonavir seul. En raison du risque d’événements indésirables liés à la bédaquiline, la co-administration doit être évitée. Si le bénéfice l’emporte sur le risque, la co-administration de la bédaquiline avec le ritonavir doit être effectuée avec prudence. Une surveillance plus fréquente de l’électrocardiogramme et un contrôle des transaminases sont recommandés (voir le Résumé des Caractéristiques du Produit de la bédaquiline).

Délamanide

Aucune étude d’interaction n’est disponible avec le ritonavir seul. Au cours d’une étude sur les interactions médicamenteuses entre le délamanide 100 mg deux fois par jour et le lopinavir/ritonavir 400/100 mg deux fois par jour pendant 14 jours menée chez des volontaires sains, l’exposition au métabolite DM‑6705 du délamanide a été augmentée de 30 %. En raison du risque d’allongement de l’intervalle QTc associé au DM-6705, si la co-administration du délamanide avec le ritonavir est jugée nécessaire, une surveillance ECG très fréquente pendant toute la durée du traitement par délamanide est recommandée (voir rubrique 4.4 et se reporter au Résumé des Caractéristiques du Produit du délamanide).

↑Clarithromycine (77 %, 31 %),

↓Métabolite 14-OH de la clarithromycine (100 %, 99 %)

En raison de la large marge thérapeutique de la clarithromycine, aucune réduction de dose ne devrait être nécessaire chez les patients présentant une fonction rénale normale. Des doses de clarithromycine supérieures à 1 g par jour ne doivent pas être co-administrées avec le ritonavir dosé comme un booster pharmacocinétique. Pour les patients présentant une insuffisance rénale, une réduction de la dose de clarithromycine doit être envisagée : pour les patients dont la clairance de la créatinine est comprise entre 30 et 60 ml/min, la dose doit être réduite de 50 %, pour les patients dont la clairance de la créatinine est inférieure à 30 ml/min, la dose doit être réduite de 75 %.

Sulfaméthoxazole/triméthoprime

Une modification de la dose de sulfaméthoxazole/triméthoprime pendant un traitement concomitant par ritonavir ne devrait pas être nécessaire.

↑Acide fusidique

L’administration concomitante de ritonavir est susceptible d’entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques de l’acide fusidique et de ritonavir et est par conséquent contre‑indiquée (voir rubrique 4.3).

Rifampicine

La rifampicine est un puissant inducteur du CYP3A4, ce qui peut entraîner une diminution de l'exposition au nirmatrelvir/ritonavir et une perte potentielle de la réponse virologique. L'utilisation concomitante de rifampicine avec Paxlovid est contre-indiquée (voir rubrique 4.3).

Anti-VIH

↑Efavirenz (21%)

Une fréquence plus élevée d'effets indésirables (par exemple, étourdissements, nausées, paresthésie) et d'anomalies de laboratoire (élévation des enzymes hépatiques) a été observée lorsque l'éfavirenz est coadministré avec le ritonavir.

↑Maraviroc (161 %, 28 %)

Le ritonavir augmente les taux sériques de maraviroc en raison de l’inhibition du CYP3A. Le maraviroc peut être administré avec le ritonavir pour augmenter l’exposition au maraviroc. Pour plus d’informations, se reporter au Résumé des Caractéristiques du Produit du maraviroc.

↓Raltégravir (16 %, 1 %)

La co-administration de ritonavir et de raltégravir entraîne une réduction mineure des taux de raltégravir

↓Zidovudine (25 %, ND)

Le ritonavir peut induire la glucuronidation de la zidovudine, entraînant une légère diminution des taux de zidovudine. Il ne devrait pas être nécessaire de modifier la dose.

Anti-VHC

↑Glécaprévir/pibrentasvir

Les concentrations sériques peuvent être augmentées en raison de l’inhibition de la P-gp, de la BCRP et de l’OATP1B par le ritonavir. L’administration concomitante de glécaprévir/pibrentasvir et de Paxlovid n’est pas recommandée en raison d’un risque accru d’élévation des ALAT associé à une exposition accrue au glécaprévir.

Antipsychotiques

↑Clozapine, ↑Pimozide

La co-administration de ritonavir est susceptible d’entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques de clozapine ou de pimozide et est donc contre-indiquée (voir rubrique 4.3).

↑Halopéridol,

↑Rispéridone,

↑Thioridazine

Le ritonavir est susceptible d’inhiber le CYP2D6 et, par conséquent, d’augmenter les concentrations d’halopéridol, de rispéridone et de thioridazine. Une surveillance attentive des effets thérapeutiques et indésirables est recommandée lorsque ces médicaments sont administrés de façon concomitante avec des doses antirétrovirales de ritonavir.

↑Lurasidone

En raison de l’inhibition du CYP3A par le ritonavir, les concentrations de lurasidone devraient augmenter. L’administration concomitante avec la lurasidone est contre-indiquée (voir rubrique 4.3).

↑Quétiapine

En raison de l’inhibition du CYP3A par le ritonavir, les concentrations de quétiapine devraient augmenter. L’administration concomitante de Paxlovid et de quétiapine est contre-indiquée car elle peut augmenter la toxicité liée à la quétiapine (voir rubrique 4.3).

β2-agoniste (à action prolongée)

↑Salmétérol

Le ritonavir inhibe le CYP3A4 et, par conséquent, une augmentation prononcée des concentrations plasmatiques de salmétérol est attendue. Par conséquent, l’utilisation concomitante n’est pas recommandée.

Inhibiteur calcique

↑Amlodipine,
↑Diltiazem,
↑Nifédipine

Le ritonavir dosé comme un booster pharmacocinétique ou comme un agent antirétroviral inhibe le CYP3A4 et devrait donc augmenter les concentrations plasmatiques des inhibiteurs calciques. Une surveillance attentive des effets thérapeutiques et indésirables est recommandée lorsque ces médicaments sont administrés de façon concomitante avec du ritonavir.

Antagonistes de l’endothéline

↑Bosentan

La co-administration de bosentan et de ritonavir peut augmenter les concentrations maximales (Cmax) et l’ASC du bosentan à l’état d’équilibre.

↑Riociguat

Les concentrations sériques peuvent être augmentées en raison de l’inhibition du CYP3A et de la P-gp par le ritonavir. La co-administration de riociguat et de Paxlovid n’est pas recommandée (se reporter au RCP du riociguat).

Dérivés de l’ergot de seigle

↑Dihydroergotamine,
↑Ergométrine,
↑Ergotamine,
↑Méthylergométrine

La co-administration de ritonavir est susceptible d’entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques des dérivés de l’ergot de seigle et est donc contre-indiquée (voir rubrique 4.3).

Agent de la motilité gastro-intestinale

↑Cisapride

Augmentation des concentrations plasmatiques de cisapride. Ainsi, le risque d’arythmies graves dues à cet agent est accru et par conséquent l’utilisation concomitante avec Paxlovid est contre‑indiquée (voir rubrique 4.3).

Préparation à base de plantes

Millepertuis

Préparations à base de plantes contenant du millepertuis (Hypericum perforatum) en raison du risque de diminution des concentrations plasmatiques et de réduction des effets cliniques de PF‑07321332 et du ritonavir ; l’utilisation concomitante avec Paxlovid est par conséquent contre‑indiquée (voir rubrique 4.3).

Inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase

↑Atorvastatine,
Fluvastatine,
Lovastatine,
Pravastatine,
Rosuvastatine,
Simvastatine

Les inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase qui dépendent fortement du métabolisme par le CYP3A, comme la lovastatine et la simvastatine, devraient avoir des concentrations plasmatiques nettement plus élevées lorsqu’ils sont co-administrés avec le ritonavir dosé comme un agent antirétroviral ou comme un booster pharmacocinétique. L’augmentation des concentrations de lovastatine et de simvastatine pouvant prédisposer les patients à des myopathies, notamment des rhabdomyolyses, l’association de ces médicaments avec le ritonavir est contre-indiquée (voir rubrique 4.3). L’atorvastatine est moins dépendante du CYP3A pour le métabolisme. Bien que l’élimination de la rosuvastatine ne dépende pas du CYP3A, une augmentation de l’exposition à la rosuvastatine a été rapportée en cas de co-administration de ritonavir. Le mécanisme de cette interaction n’est pas clair, mais pourrait résulter de l’inhibition du transporteur. En cas d’utilisation avec le ritonavir dosé comme un booster pharmacocinétique ou comme un agent antirétroviral, les doses les plus faibles possibles d’atorvastatine ou de rosuvastatine doivent être administrées. Le métabolisme de la pravastatine et de la fluvastatine ne dépend pas du CYP3A, et aucune interaction n’est attendue avec le ritonavir. Si un traitement par inhibiteur de l’HMG-CoA réductase est indiqué, la pravastatine ou la fluvastatine est recommandée.

Contraceptif hormonal

↓Éthinylestradiol (40 %, 32 %)

En raison de la réduction des concentrations d’éthinylestradiol, il convient d’envisager l’utilisation d’une méthode de contraception barrière ou d’autres méthodes de contraception non hormonales lors de l’utilisation concomitante de ritonavir lorsqu’il est dosé comme un agent antirétroviral ou comme un booster pharmacocinétique. Le ritonavir est susceptible de modifier le profil de saignement utérin et de réduire l’efficacité des contraceptifs contenant de l’estradiol.

Immunosupresseurs

↑Ciclosporine,
↑Tacrolimus,
↑Évérolimus

Le ritonavir dosé comme un booster pharmacocinétique ou comme un agent antirétroviral inhibe le CYP3A4 et devrait donc augmenter les concentrations plasmatiques de la ciclosporine, du tacrolimus ou de l’évérolimus. Une surveillance attentive des effets thérapeutiques et indésirables est recommandée lorsque ces médicaments sont administrés de façon concomitante avec du ritonavir.

Agents hypolipémiants

↑Lomitapide

Les inhibiteurs du CYP3A4 augmentent l’exposition au lomitapide, les inhibiteurs puissants multipliant l’exposition par 27 environ. En raison de l’inhibition du CYP3A par le ritonavir, les concentrations de lomitapide devraient augmenter. L’utilisation concomitante de Paxlovid avec le lomitapide est contre-indiquée (voir les informations de prescription du lomitapide) (voir rubrique 4.3).

Inhibiteurs de la phosphodiestérase (PDE5)

↑Avanafil (13 fois, 2,4 fois)

L’utilisation concomitante d’avanafil et de Paxlovid est contre-indiquée (voir rubrique 4.3).

↑Sildénafil (11 fois, 4 fois)

L’utilisation concomitante du sildénafil pour le traitement de la dysfonction érectile avec le ritonavir dosé comme un médicament antirétroviral ou comme un booster pharmacocinétique doit se faire avec prudence et en aucun cas les doses de sildénafil ne doivent dépasser 25 mg en 48 heures. L’utilisation concomitante de sildénafil et de Paxlovid est contre-indiquée chez les patients souffrant d’hypertension artérielle pulmonaire (voir rubrique 4.3).

↑Tadalafil (124 %, ↔)

L’utilisation concomitante du tadalafil pour le traitement de la dysfonction érectile avec le ritonavir dosé comme un agent antirétroviral ou comme un booster pharmacocinétique doit se faire avec prudence à des doses réduites ne dépassant pas 10 mg de tadalafil toutes les 72 heures avec une surveillance accrue des effets indésirables.

↑Vardénafil (49 fois, 13 fois)

L’utilisation concomitante de vardénafil et de Paxlovid est contre-indiquée (voir rubrique 4.3).

Sédatifs/hypnotiques

↑Clorazépate,

↑Diazépam,

↑Estazolam,

↑Flurazépam,

La co-administration de ritonavir est susceptible d’entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques de clorazépate, de diazépam, d’estazolam et de flurazépam et est donc contre-indiquée (voir rubrique 4.3).

↑Par voie orale et parentérale Midazolam

Le midazolam est largement métabolisé par le CYP3A4. La co-administration de Paxlovid peut entraîner une forte augmentation de la concentration de midazolam. Les concentrations plasmatiques de midazolam devraient être significativement plus élevées lorsque le midazolam est administré par voie orale. Par conséquent, Paxlovid ne doit pas être co-administré avec du midazolam administré par voie orale (voir rubrique 4.3), tandis que la prudence est de mise lors de la co-administration de Paxlovid et de midazolam par voie parentérale. Les données concernant l’utilisation concomitante de midazolam par voie parentérale avec d’autres inhibiteurs de protéase suggèrent une augmentation possible de 3 à 4 fois des concentrations plasmatiques de midazolam. Si Paxlovid est co-administré avec du midazolam par voie parentérale, cela doit être fait dans une unité de soins intensifs (USI) ou un environnement similaire qui assure une surveillance clinique étroite et une prise en charge médicale appropriée en cas de dépression respiratoire et/ou de sédation prolongée. Un ajustement de la posologie du midazolam doit être envisagé, en particulier si plus d’une dose unique de midazolam est administrée.

↑Triazolam (> 20 fois, 87 %)

La co-administration de ritonavir est susceptible d’entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques du triazolam et est donc contre-indiquée (voir rubrique 4.3).

↓Péthidine (62 %, 59 %),

↑Métabolite de la norpéthidine (47 %, 87 %)

L’utilisation de la péthidine et du ritonavir est contre-indiquée en raison de l’augmentation des concentrations du métabolite, la norpéthidine, qui a une activité analgésique et stimulante sur le SNC. Des concentrations élevées de norpéthidine peuvent augmenter le risque d’effets sur le SNC (par exemple, convulsions) (voir rubrique 4.3).

↑Alprazolam (2,5 fois, ↔)

Le métabolisme de l’alprazolam est inhibé après l’introduction du ritonavir. La prudence est de mise pendant les premiers jours où l’alprazolam est co-administré avec le ritonavir dosé comme un médicament antirétroviral ou comme un booster pharmacocinétique, avant que l’induction du métabolisme de l’alprazolam ne se développe.

↑Buspirone

Le ritonavir dosé comme un booster pharmacocinétique ou comme un agent antirétroviral inhibe le CYP3A et devrait donc augmenter les concentrations plasmatiques de la buspirone. Une surveillance attentive des effets thérapeutiques et indésirables est recommandée lors de l’administration concomitante de buspirone et de ritonavir.

Somnifère

↑Zolpidem (28 %, 22 %)

Le zolpidem et le ritonavir peuvent être co-administrés en surveillant attentivement les effets sédatifs excessifs.

Sevrage tabagique

↓Bupropion (22 %, 21 %)

Le bupropion est principalement métabolisé par le CYP2B6. L’administration concomitante de bupropion et de doses répétées de ritonavir devrait diminuer les taux de bupropion. On pense que ces effets représentent une induction du métabolisme du bupropion. Cependant, étant donné qu’il a été démontré que le ritonavir inhibait également le CYP2B6 in vitro, la dose recommandée de bupropion ne doit pas être dépassée. Contrairement à l’administration à long terme de ritonavir, il n’y a pas eu d’interaction significative avec le bupropion après l’administration à court terme de faibles doses de ritonavir (200 mg deux fois par jour pendant 2 jours), ce qui suggère que les réductions des concentrations de bupropion peuvent avoir commencé plusieurs jours après le début de la co-administration de ritonavir.

Stéroïdes

Propionate de fluticasone administré par voie inhalée, injectable ou intranasale, Budésonide, Triamcinolone

Des effets systémiques des corticoïdes, notamment un syndrome de Cushing et une inhibition surrénalienne (une diminution de 86 % des taux plasmatiques de cortisol a été observée), ont été rapportés chez des patients recevant du ritonavir et du propionate de fluticasone par voie inhalée ou intranasale ; des effets similaires pourraient également se produire avec d’autres corticoïdes métabolisés par le CYP3A, par exemple le budésonide et la triamcinolone. Par conséquent, l’administration concomitante de ritonavir dosé comme un agent antirétroviral ou comme un booster pharmacocinétique et de ces glucocorticoïdes n’est pas recommandée, sauf si le bénéfice potentiel du traitement l’emporte sur le risque d’effets corticoïdes systémiques. Une réduction de la dose du glucocorticoïde doit être envisagée avec une surveillance étroite des effets locaux et systémiques ou un passage à un glucocorticoïde qui n’est pas un substrat du CYP3A4 (par exemple, béclométhasone). De plus, en cas de retrait des glucocorticoïdes, une réduction progressive de la dose peut être nécessaire sur une plus longue période.

 

↑Dexaméthasone

Le ritonavir dosé comme un booster pharmacocinétique ou comme un agent antirétroviral inhibe le CYP3A et devrait donc augmenter les concentrations plasmatiques de la dexaméthasone. Une surveillance attentive des effets thérapeutiques et indésirables est recommandée lors de l’administration concomitante de dexaméthasone et de ritonavir.

 

↑Prednisolone (28 %, 9 %)

Une surveillance attentive des effets thérapeutiques et indésirables est recommandée lors de l’administration concomitante de prednisolone et de ritonavir. L’ASC du métabolite prednisolone a augmenté de 37 % et 28 % après 4 et 14 jours de ritonavir, respectivement.

Traitement substitutif de l’hormone thyroïdienne

Lévothyroxine

Des cas post-commercialisation ont été rapportés, indiquant une interaction potentielle entre les produits contenant du ritonavir et la lévothyroxine. L’hormone thyréotrope (TSH) doit être surveillée chez les patients traités par lévothyroxine au moins le premier mois après le début et/ou la fin du traitement par ritonavir.

Abréviations : ALAT = alanine aminotransférase ; ASC = aire sous la courbe

Effet d’autres médicaments sur nirmatrelvir

L’administration concomitante de de doses multiples de 200 mg d’itraconazole par voie orale a entraîné l’augmentation de l’ASCtau et la Cmax de nirmatrelvir. Les rapports des moyennes géométriques ajustées (IC à 90 %) pour l’ASCtau et la Cmax de nirmatrelvir étaient respectivement de 138,82 % (129,25 %, 149,11 %) et de 118,57 % (112,50 %, 124,97 %) lorsque nirmatrelvir/ritonavir était administré en concomitance avec des doses multiples d’itraconazole par rapport à l’administration seule de nirmatrelvir/ritonavir.

L’administration concomitante de de doses multiples de 300 mg de carbamazépine par voie orale a entraîné une diminution de l’ASCinf et de la Cmax de PF 07321322. Les rapports des moyennes géométriques ajustées de l’ASCinf et de la Cmax de nirmatrelvir (IC à 90 %) étaient respectivement de 44,50 % (IC à 90 % : 33,77 %, 58,65 %) et de 56,82 % (IC à 90 % : 47,04 %, 68,62 %) après l’administration concomitante de nirmatrelvir/ritonavir 300 mg/100 mg et de plusieurs doses orales de carbamazépine, comparativement à l’administration seule de nirmatrelvir/ritonavir.

4.6 Fertilité, grossesse et allaitement

Femmes en âge de procréer

Il n’existe pas de données sur l’utilisation chez l’Homme de Paxlovid pendant la grossesse permettant d’informersur le risque d’effets indésirables de ce médicament sur le développement. Les femmes en âge de procréer doivent éviter de débuter une grossesse pendant le traitement par Paxlovid et, par mesure de précaution, pendant les 7 jours qui suivent la fin du traitement par Paxlovid. 

L’utilisation de ritonavir peut réduire l’efficacité des contraceptifs hormonaux combinés. Il doit êtreconseillé aux patientes utilisant des contraceptifs hormonaux combinés d’utiliser une méthode contraceptive alternative efficace ou une méthode barrière supplémentaire pendant le traitement par Paxlovid, et jusqu’à un cycle menstruel après l’arrêt de Paxlovid (voir rubrique 4.5).

Grossesse

Il n’existe pas de données concernant l’utilisation de Paxlovid chez la femme enceinte. 

Aucun effet lié à nirmatrelvir n’a été observé sur la morphologie du fœtus ou la viabilité embryo-fœtale, quelle que soit la dose testée dans les études de toxicité sur le développement embryo-fœtal menées chez le rat ou le lapin.Cependant une diminution des poids fœtaux a été observée chez le lapin (voir rubrique 5.3). 

Un grand nombre de femmes enceintes ont été exposées au ritonavir pendant leur grossesse, ces données n’indiquent pas d’augmentation du taux de malformations congénitales par rapport aux taux observés dans les systèmes de surveillance des malformations congénitales basés sur la population. 

Les données animales concernant le ritonavir ont montré une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3).

Paxlovid n'est pas recommandé pendant la grossesse et chez les femmes en âge de procréer n'utilisant pas de contraception, sauf si l'état clinique nécessite un traitement par Paxlovid.

Allaitement

Il n’existe pas de données concernant l’utilisation de Paxlovid pendant l’allaitement. 

On ne sait pas si nirmatrelvir est présent dans le lait humain ou animal, ni quels sont ses effets sur le nouveau né/nourrisson allaité ou ses effets sur la production de lait. Des données publiées limitées rapportent que le ritonavir est présent dans le lait humain. Il n’existe aucune information sur les effets du ritonavir sur le nouveau-né/nourrisson allaité ou sur la production de lait. Un risque pour le nouveau-né/nourrisson ne peut être exclu. L'allaitement doit être interrompu pendant le traitement et, par mesure de précaution, pendant 7 jours après la fin du traitement par Paxlovid.

Fertilité 

Il n'existe pas de données humaines concernant l'effet de Paxlovid (nirmatrelvir et ritonavir) ou du ritonavir seul sur la fertilité. Le nirmatrelvir et le ritonavir, testés séparément, n'ont produit aucun effet sur la fertilité chez le rat (voir rubrique 5.3).

4.7 Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Paxlovid ne devrait pas avoir d’influence sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

4.8 Effets indésirables

Résumé du profil de sécurité

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés au cours du traitement par Paxlovid (nirmatrelvir/ritonavir 300 mg/100 mg) toutes les 12 heures pendant 5 jours et pendant les 34 jours suivant la dernière dose étaient la dysgueusie (5,6%), la diarrhée (3,1%), les céphalées (1,4%) et les vomissements (1,1%).

Tableau listant les effets indésirables

Les effets indésirables du tableau 2 sont énumérés ci-dessous par classe de systèmes d’organes et par fréquence. Les fréquences sont définies comme suit : Très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

*
Effet indésirable identifié au cours de la période post-commercialisation

Tableau 2 : Effets indésirables avec Paxlovid

Classe de systèmes d’organes

Catégorie de fréquence

Effets indésirables

Affections du système nerveux

Fréquent

Dysgueusie, céphalées

Affections gastro-intestinales

Fréquent

Peu fréquent

Diarrhée, vomissements, nausées*

Douleurs abdominales*

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Rare

Malaise*

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet: www.signalement-sante.gouv.fr.

4.9 Surdosage

Le traitement d’un surdosage avec Paxlovid doit consister en des mesures générales de soutien comprenant la surveillance des signes vitaux et l’observation de l’état clinique du patient. Il n’existe pas d’antidote spécifique en cas de surdosage avec Paxlovid.